[Football]

À Niederkorn, grosse démonstration de force pour Strassen

[BGL LIGUE, 4e JOURNÉE] Strassen a livré une performance extrêmement aboutie à Niederkorn (0-1). Mais il va devoir commencer à s’inquiéter à son manque de rendement devant le but adverse.

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Delorge fêté par Seye et Gueye sous le regard médusé de Sacras : il n'y a pas eu match.
Delorge fêté par Seye et Gueye sous le regard médusé de Sacras : il n'y a pas eu match.

«Avec beaucoup d’humilité, on joue la meilleure équipe du championnat, avec un onze de base équilibré, cohérent. Les deux équipes n’ont rien à voir : nous, on a quatre joueurs de moins de 20 ans! Eux, en plus d’être talentueux, il s’agit de garçons confirmés». Vivian Reydel a anticipé le match compliqué face à Strassen.

Ce n’est pas l’égalité de points au classement que voit le coach du Progrès, mais une défense intransigeante, un milieu créatif, des attaquants qui savent attaquer la profondeur.

Le verre se remplit, mais pas avec des buts

Même un Strassen encore en rodage, c’est en effet un peu de tout ça, en ce mois d’août. Pas encore souvent tout en même temps, mais même Jérémy Deichlbohrer a fini par l’admettre : «Je le sais, j’ai une fâcheuse tendance à voir le verre à moitié vide. Alors qu’en vrai, on fait de bonnes choses en ayant renouvelé l’équipe à 60 % et en aussi peu de temps ensemble».

Et il ne faut que quatre minutes à ses gars pour créer une merveille de décalage sur une inspiration de Perez en pivot. Seye dévore l’espace dans le dos de Gilgemann, mais fidèle à ce qu’il fait depuis son arrivée à l’UNA, manque cruellement de précision devant Barrela, croisant trop sa tentative.

Les deux autres opportunités de la première période sont pourtant à mettre au crédit des largesses de la défense niederkornoise. Duarte et Sacras se regardent sur un ballon en profondeur et ne voient pas Natami arriver comme une fusée et, heureusement pour eux, rater le contrôle qui l’aurait vu aller fixer Barrela (9e). Peugnet se troue ensuite sur une passe en retrait qui part en sucette et c’est Natami qui s’en va seul au but, avant de buter sur la main salvatrice du portier, au sol (25e).

Ces deux «ratés» évitent au Progrès de savoir comment leur ancien meneur de jeu aurait fêté un but sur son ancienne pelouse, mais il reste encore 45 minutes à tenir à ce rythme.

Et sorti d’un pénalty réclamé par Hadji, au contact frontal avec Gueye (33e), mais aussi d’une frappe de Hoxha, moins chirurgical qu’une semaine plus tôt à Bissen (40e), le Progrès est resté sage parce qu’il n’a pas d’autre choix.

Heureusement que Delorge était là

Il ne va pas faire plus le foufou en seconde période. Et même continuer à avoir pas mal de réussite.

Sur un long centre deuxième poteau de Hall, Natami va marquer d’une tête piquée mais voir le drapeau se lever (48e), tout comme Steinmetz, parti sur un petit ballon et qui va tromper Barrela d’une pichenette avant de comprendre qu’il est hors-jeu (54e). Dans l’intervalle, Sacras sauve devant sa ligne une tête décroisée de haut standing de Hall (51e), tout comme le fera Hadji au même endroit sur un coup de boule de Gueye (69e). Sans compter ce miracle signé Barrela, qui laisse traîner ses pieds sur une frappe intelligente de Perez (53e).

Face à la Jeunesse, la semaine passée, le staff Strassenois revendiquait 3,73 «expected goals». Et combien en ce samedi soir de total manque de réussite?

Mais c’est finalement Delorge qui d’une reprise tendue au sol (et déviée par Baradji?) qui va trouver le petit filet de Barrela (0-1, 70e). Encore une victoire d’un petit but là où il y avait la place pour une marge bien plus grande. L’impression de puissance demeure quand même forte. Et on a le droit d’appeler ça une démonstration de force.

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