Un mort dans une bagarre entre pêcheurs
Plusieurs pêcheurs de nationalité étrangère seraient impliqués. Deux Ukrainiens, dont l’un avait été blessé par arme blanche, sont en garde à vue.
Le corps d’un homme a été repêché dans l’étang du Lac Vert à Mittersheim, ce dimanche 23 août vers 16 h 30. L’information a été confirmée par le parquet du tribunal judiciaire de Metz. Il s’agit de l’un des hommes impliqués dans l’altercation survenue dans la nuit du 21 au 22 août au bord de l’eau, à l’arrière de l’Écluse 12.
Une bagarre sur fond d’alcoolisation avait éclaté entre des pêcheurs étrangers vers minuit. Blessé à l’arme blanche et accompagné de son beau-fils, un quadragénaire ukrainien, en provenance d’Allemagne, avait été pris en charge par les sapeurs-pompiers et transporté au centre hospitalier Saint-Nicolas de Sarrebourg. Ses blessures, dues à trois coups de couteau, ont été suturées et l’homme aurait refusé davantage de soins. Il se trouve depuis ce dimanche 23 août à 16 h 40 en garde à vue avec son beau-fils dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Sarrebourg.
Sa version de la bagarre, lors de laquelle le ton serait monté après de vives discussions sur l’Ukraine et la Russie, ne semble plus si claire. L’individu avec lequel il s’est embrouillé serait né au Kazakhstan. Il s’agit de l’homme décédé et sorti de l’étang par les plongeurs de la gendarmerie fluviale ce dimanche. Un médecin légiste était sur place.
L’enquête, dirigée par la brigade de recherches de Sarrebourg avec la section de recherches de Metz, se poursuit. Le motif du différend entre les protagonistes reste à élucider. Il s’agit de déterminer l’implication et la responsabilité de chacun dans la mort de la personne retrouvée dans l’eau. Le parquet indique que toutes les pistes demeurent envisagées.
La problématique de l’alcoolisation
Le maire Jean-Luc Huber a été sollicité par les gendarmes ce dimanche 23 août afin de limiter la navigation sur l’étang et de ne pas perturber le travail de recherche des plongeurs. «Ils ont effectivement repêché le corps d’un homme. Les gens parlent de cette affaire dans le village, mais ce n’est pas la panique.»
Le premier magistrat s’insurge face à la problématique des pêcheurs alcoolisés, qui campent et pêchent de nuit «alors que c’est totalement interdit !». L’élu avait même pris un arrêté interdisant de camper «pour empêcher ces problèmes. Le pire, c’est que nous avons un camping ! Ces pêcheurs abattent des arbres pour améliorer leur spot de pêche et on récolte des déchets. Certains n’ont pas de permis de pêche. La situation est compliquée à gérer.»
Jean-Luc Huber envisage de relancer le sous-préfet afin d’obtenir une présence plus importante de la gendarmerie fluviale ainsi que davantage de contrôles et de réglementation de la part de la Fédération de pêche.
Manuela Marsac
(Le Républicain lorrain)