Une première année de règne riche et engagée
Il y a tout juste un an, le 3 octobre 2025, le Grand-Duc Guillaume succédait à son père, Henri. En douze mois, le nouveau souverain a su imprimer sa marque, au service du pays et de ses citoyens.
L’effervescence est bien présente en ce vendredi automnal historique pour le Luxembourg. Après l’abdication formelle du Grand-Duc Henri, la voie est libre pour l’avènement au trône de son fils aîné, Guillaume. L’assermentation du chef de l’État se fait pour la première fois devant la Chambre.
Le nouveau Grand-Duc Guillaume profite de son discours solennel devant les députés pour poser les contours de son règne. Le souverain se fait sienne la devise de son arrière-grand-mère, la Grande-Duchesse Charlotte, partagée le 18 janvier 1919 avec la Nation : «Je vivrai la vie de mon peuple dont je ne veux être séparée par aucune barrière. Je partagerai ses joies et ses souffrances.»
La proximité avec le peuple est définie comme sa première priorité : «Je promets d’être au service de l’ensemble des habitants de notre pays, et d’agir, en toutes circonstances, dans l’intérêt de la Nation. Je m’engage à rester toujours à l’écoute et à œuvrer à la recherche de solutions communes. J’agirai avec intégrité, je resterai authentique, et je servirai notre pays avec loyauté et honnêteté.»
Un fil rouge accompagne le Grand-Duc Guillaume au fil de sa première année de règne : son attention portée à la jeune génération. «Je veux être un bâtisseur de ponts (…) entre les générations. C’est peut-être là ma touche personnelle : je me sens plus proche des préoccupations des jeunes que mon père ne pouvait l’être en raison de sa génération», avance-t-il dans une interview accordée à l’occasion du Trounwiessel à nos confrères du Tageblatt.
Après la tournée festive au lendemain de l’acte officiel, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse Stéphanie respectent la tradition des Joyeuses Entrées. Sur le plan diplomatique, les visites de courtoisie en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, en Espagne et au Vatican servent à réaffirmer les liens du Luxembourg avec ses voisins et partenaires européens.
«Nous sommes une famille»
Un moment fort restera le discours du Grand-Duc Guillaume devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 22 septembre dernier, placé sous le signe de la confiance et du multilatéralisme, en ayant toujours une pensée particulière pour les jeunes. «En définitive, le véritable test du multilatéralisme (…) consiste à savoir si, grâce à nos décisions, un enfant est davantage en sécurité, si un jeune peut recevoir une éducation, si une famille peut vivre dans la dignité ou si un petit pays peut avoir confiance dans le fait que le droit international le protégera lorsque la seule puissance ne le peut pas.»
Lors de son premier discours de Noël, le Grand-Duc Guillaume lance un appel au dialogue et à l’unité : «Dans un petit pays, nous ne sommes pas seulement voisins, nous sommes une famille (…) C’est là toute la force de notre pays : petit par sa taille, mais grand dans l’unité.»
Pour boucler la boucle, la jeunesse occupe aussi un rôle important dans son discours à l’occasion de «sa» première fête nationale. «La jeunesse s’inspire de notre façon de fonctionner. Elle doit aussi faire preuve d’esprit critique pour trouver son propre chemin qui correspond à son époque. (…) Chaque génération doit avoir l’opportunité de faire mieux que la génération précédente sans oublier les fondements de notre démocratie.»