Monument du Grand-Duc Jean : le Comité Alstad se réjouit
Après l’annonce de la future érection d’un monument en la mémoire du Grand-Duc Jean, le président du Comité Alstad, Guy Jourdain, revient sur l’histoire de ce projet.
Annoncé mardi (jour du 100e anniversaire du Grand-Duc-Jean) par le gouvernement, ce projet d’un monument en la mémoire de l’ancien souverain est salué par Guy Jourdain, lequel souligne que ledit projet avait été initié par l’ASBL Comité Alstad en 2019.
Guy Jourdain rappelle qu’en 2012 le comité avait, dans le cadre de son 75e anniversaire, organisé une exposition sur la vie de la Grande-Duchesse Charlotte, la mère de feu le Grand-Duc Jean, intitulée «Grande-Duchesse Charlotte 1896-1985». «Il s’est agi d’une exposition photographique de Carlo Hommel, qui a été présentée à la galerie Konschthaus Beim Engel, et qui a également ensuite été présentée dans six différentes communes à travers le pays. Un livre, portant le même titre a également été édité à la même occasion, avec la collaboration des Éditions Saint-Paul», relate-t-il. De plus, le Comité Alstad se dit «très honoré» d’avoir pu accueillir, au mois de janvier 2019, soit peu après son 98e anniversaire, et saluer le Grand-Duc Jean en l’église Saint-Michel, pour un concert donné en l’honneur du 100e anniversaire de l’accession au trône de la Grande-Duchesse Charlotte : «Ce fut un grand honneur pour notre comité de recevoir le Grand-Duc Jean à cette occasion de même que le Grand-Duc Henri et la Grande-Duchesse Maria Teresa, peu après son 98e anniversaire. Ce fut d’ailleurs l’une de ses dernières sorties et je me souviens de son très grand intérêt pour les travaux de restauration de l’ancienne horloge de l’église; il a en effet passé beaucoup de temps après le concert, a posé beaucoup de questions, notamment en compagnie du restaurateur, et il avait l’air très heureux.»
Une pétition lancée au lendemain des obsèques
À la suite des obsèques du Grand-Duc Jean, le Comité Alstad décide de lancer une pétition à la Chambre (ouverte à signatures du 17 mai au 27 juin 2019), en vue que soit érigé un monument à la mémoire du Grand-Duc Jean. «Cette pétition n’a pas eu le succès escompté, avec seulement 400 signatures recueillies. Il faut rappeler que le gouvernement avait annoncé, quelques jours plus tard, qu’un monument serait (de toute façon) réalisé. Et puis, je me rappelle aussi que nous avions un petit stand, le 23 juin 2019, au coin de la Grand-Rue et de la rue des Capucins, afin de récolter des signatures supplémentaires à notre pétition», indique Guy Jourdain. La voie à l’érection d’un monument s’est concrètement ouverte après un sondage lancé par RTL Télé Lëtzebuerg, au lendemain des obsèques : en effet, plus de 4 700 personnes y avaient pris part et 89 % d’entre elles, à savoir plus de 4 200 citoyens, se sont prononcés en faveur d’un monument pour le Grand-Duc Jean. «Un mouvement national, provoqué par la voix du peuple, venait de se créer et celui-ci allait au-delà de notre pétition. Nous avons ensuite notamment eu une entrevue avec le Premier ministre, Xavier Bettel, pour lui présenter nos doléances quant à ce monument, et le chef du gouvernement nous a promis que le comité ne serait pas oublié dans cette démarche.»
Une exposition prévue de longue date
Cela étant, le président du Comité Alstad rappelle également que l’association qu’il préside travaille depuis près de huit ans sur le projet d’exposition en l’honneur du 100e anniversaire de la naissance du Grand-Duc Jean. «Ce projet d’exposition, „Grand-Duc Jean 1921-2021“ existait bien avant le décès du Grand-Duc Jean. Depuis près de huit ans, nous collectionnons en effet des objets artistiques tels que tableaux, statues, documents… mais la question du lieu, pour organiser cette exposition, s’est avérée être extrêmement difficile. Plusieurs sites au centre-ville nous ont été refusés, lorsque leur disponibilité n’a pas été reportée…», souligne Guy Jourdain. Après avoir cherché un espace digne de ce nom «à gauche et à droite», le Comité Alstad s’est finalement adressé à la présidente du comité de direction de la BCEE, et a finalement reçu un aval pour tenir cette exposition au «19 Liberté». «Nous avons rencontré les responsables, avec un historien organisateur d’expositions de ce genre qui m’a accompagné et qui m’a donné pas mal de conseils, entre autres, concernant la scénographie. Il s’agissait du meilleur lieu pour nous, même si l’exposition devait être limitée à une durée de dix jours, autour de la fête nationale 2021. Mais nous avons été surpris par le Covid et tout est plus ou moins tombé à l’eau. Nous avons dès lors pris la décision d’attendre l’inauguration du monument et de tenir l’exposition à ce moment, dans la Ville-Haute.»
Claude Damiani