Luxembourg
Les parents s'arrachent les cheveux pour éradiquer les poux
À l'école, à la crèche, à la maison... les poux sont partout. S'il existe différents traitements curatifs, les parents s'arrachent souvent les cheveux pour se débarrasser de ces parasites.
Un mois après la rentrée scolaire, les poux prolifèrent au Luxembourg. Nombreux sont les enfants dont la chevelure est infestée et qui se grattent la tête. Dans les écoles, les cas de contamination se multiplient. «Les institutions scolaires gèrent les cas en toute autonomie et interpellent la division de la médecine scolaire principalement lorsqu'il existe des doutes, des besoins spécifiques ou une persistance des cas malgré les traitements», indique le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale, qui précise qu'aucune donnée chiffrée n'est disponible concernant ces sollicitations.
À Differdange, par exemple, une institutrice de maternelle a contacté les parents pour les informer de la présence du parasite dans la classe.
«Dans un message, la maîtresse m'informait que des poux avaient été constatés en classe et qu'il fallait surveiller la chevelure de ma petite», raconte cette maman, qui avait récemment remarqué que sa fille de 5 ans se grattait fréquemment la tête.S
Après vérification, Emma a effectivement découvert des poux et des lentes dans les cheveux de la fillette.
La mère de famille a ensuite procédé à l'inspection du cuir chevelu de son autre fille, âgée de 8 ans. Là aussi, elle a constaté la présence de poux.
Dans l'urgence, elle a utilisé un shampooing curatif. «C'est relativement onéreux et ce n'est pas toujours très efficace», regrette Emma, qui a finalement emmené ses filles dans un centre antipoux situé en face de la gare de Luxembourg.
Visite au centre antipoux
«La responsable a d'abord vaporisé leurs cheveux avec un spray antipoux. Elle a ensuite passé un peigne aux dents très fines dans chaque mèche.» Une opération délicate et fastidieuse qui a nécessité près de deux heures par enfant.
Cette invasion de parasites a également exigé une rigueur absolue à la maison. «La literie, les oreillers, les bonnets, les peluches et les sièges auto… tout est passé à la machine à 60 degrés. Pour les objets qui ne peuvent pas être lavés, il est conseillé de les placer dans un sac hermétique au congélateur», détaille Emma, qui espère en avoir fini avec ces indésirables.
«J'ai évidemment rappelé aux filles qu'il était interdit de prêter leur brosse à cheveux à leurs copines et, surtout, de jouer à la coiffeuse avec le kit de brosses mis à disposition au périscolaire», s'offusque Emma. C'est en effet cet échange de brosses qui a probablement permis la transmission des parasites. Ceux-ci ne sautent pas et ne volent pas, mais se déplacent en rampant. Leur transmission se fait principalement par contact direct entre les têtes.