NovAsco : pas de repreneur pour Hagondange pour le moment

Les éventuels repreneurs sont connus pour le groupe de fabrication d’acier NovAsco, qui comprend Hagondange. Deux offres sont tombées, dont l’usine mosellane est pour le moment exclue. Dur, mais le combat n’est pas fini.

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450 emplois directs sont menacés en Moselle, à Hagondange, dans l’usine d’acier du groupe NovAsco.
450 emplois directs sont menacés en Moselle, à Hagondange, dans l’usine d’acier du groupe NovAsco.

Ce vendredi 5 septembre marquait la fin de la « période d’observation », dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire du groupe NovAsco. Donc le temps de la révélation des éventuels repreneurs. L’usine sidérurgique d’Hagondange, tête de proue du groupe avec 450 emplois directs, est à l’arrêt depuis mi-juillet.

Le fonds d’investissement Greybull avait repris le groupe (ex Ascometal) à l’été 2024, qui comprend également une aciérie à Dunkerque et des usines sous-traitantes à Nancy-Custine et Saint-Etienne. Reprise bancale, malgré le soutien massif de l’État français (85 millions d’euros).

Dunkerque attire, Hagondange moins

Quelle solution désormais ? Ce vendredi 5 septembre tard le soir, nous apprenons que deux offres et deux lettres d’intention (moins fortes qu’une offre) ont été déposées. Malheureusement, les offres ne concernent pas le « périmètre » d’Hagondange pour le moment. L’entreprise Metal Blanc se positionne sur le site de Dunkerque (modernisé récemment) et l’entreprise Europlasma propose une offre sur le périmètre de Dunkerque- Nancy-Custines et Saint-Etienne. Cependant, l’offre de Metal Blanc pourrait être étendue « à 100 % des sites si un délai supplémentaire est accordé (fin 2025). »

Les deux lettres d’intention ne concernent pas non plus le site d’Hagondange. « Les documents reçus restent très imprécis », analyse l’intersyndicale d’Hagondange à chaud, qui veut réserver le détail aux salariés d’Hagondange lundi, avec une AG spéciale. Dur. Mais le combat n’est pas fini : les offres peuvent être affinées (et d’autres repreneurs se manifester) jusqu’au 25 septembre, et le passage du dossier devant la chambre commerciale de Strasbourg.

Hubert Gamelon

(Le Républicain Lorrain)

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