Metz : top départ pour une 91e Foire internationale modernisée
Cette année, la FIM a été revisitée avec parcimonie. Les nouvelles technologies, notamment, s’invitent au cœur de cette institution historique.
La Foire internationale de Metz, ou FIM pour les intimes, est une vieille dame. À plus de 90 ans, elle a ses habitudes, ses petites manies et ses traditions, et si l’on aime retrouver chaque année son côté un brin désuet, il apparaît essentiel, pour les équipes organisatrices de Metz Événements, de la dépoussiérer.
L’exercice ressemble à un périlleux numéro d’équilibriste, tant il faut à la fois ne pas perdre les fidèles et attirer un nouveau public. C’est tout le défi du nouveau duo aux commandes cette année, Laurent Haas, directeur général de Metz Événements ; et Patricia Stalder, directrice générale adjointe en charge de piloter la FIM.
Une application sur les téléphones
«Chaque année, il faut ajouter des petites touches de modernité. On ne veut pas perturber nos visiteurs fidèles donc on ne touche pas aux traditions, par contre on amène petit à petit des innovations», explique cette dernière. La première d’entre elles, et pas des moindres, concerne le déploiement d’une application FIM pour téléphones mobiles. «L’enjeu est de réussir à capter un public plus jeune, de montrer que la FIM évolue et s’adapte aux attentes des visiteurs.»
Ceux-ci pourront y trouver le plan de la foire, la liste des exposants, les horaires des animations, et même construire des «parcours de visite sur mesure» : «La FIM reste avant tout un événement commercial, et le public y vient pour faire des affaires. Mais on veut aussi montrer qu’on peut venir à la FIM pour simplement profiter des animations ou de l’offre de restauration», souligne Éléonore Piscione, chargée de communication.
Autre changement majeur cette année, le retour à une scénographie qui n’avait plus eu lieu depuis l’avant-Covid. «On a remis en place une deuxième entrée, côté jardin. Le but est de fluidifier la circulation des visiteurs.» C’était aussi l’une des conditions demandées par l’armée, dont la présence est très attendue des visiteurs et qui fait son retour en grande pompe cette année.
Toujours dans le même objectif de mieux répartir les flux, les trois grandes expositions – Cap sur le Pacifique, la biodiversité du Pacifique et l’expo Jean Morette – prennent chacune place dans un hall différent. «L’idée est de générer un attrait dans chaque grand hall, tout est réfléchi en amont pour que les visiteurs aillent partout», souligne Patricia Stalder. Côté nouveauté, un nouvel espace «French Tech», dédié aux innovations technologiques, voit également le jour. Dix entreprises viendront y présenter les innovations qu’elles développent sur le territoire du Grand Est.
Les incontournables demeurent
Mais la FIM perpétue surtout ses traditions et le public pourra y retrouver tous les incontournables, notamment le fameux chapiteau des démonstrateurs, où 45 marchands font la réclame de leurs produits en direct. «C’est vraiment une spécificité de la FIM», vante Éléonore Piscione. Au total, plus de 550 stands seront déployés, avec de grandes tendances cette année autour de l’habitat et la consommation d’énergie, l’adaptation au changement climatique ou encore la mobilité avec les véhicules électriques à l’honneur.
Dans les allées, à quelques heures de l’ouverture, les derniers exposants montent encore leurs stands. «Les plus gros commencent à s’installer une semaine avant l’ouverture, mais on a encore des inscriptions de dernière minute», rapporte Éléonore Piscione. Il faut dire que cette année, la venue du pape Léon XIV à Metz, lundi 28 septembre, a quelque peu joué les troubles fêtes : certains exposants ont eu bien du mal à se loger dans les environs… Reste à savoir si cet événement, qui pourrait attirer jusqu’à 100 000 personnes à Metz, sera bénéfique ou non pour la FIM.
Toutes les informations sur www.foiredemetz.com