«Être proche des frontières était un choix», Anaëlle Pi est la nouvelle cheffe des gendarmes de Lexy

Originaire de Toulouse, l’ingénieure s’est fixé, durant ses trois ans dans le bassin de Longwy, des objectifs précis comme la lutte contre les violences sur mineurs et intrafamiliales.

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La prise de commandement de la lieutenante Anaëlle Pi s’est déroulée, ce mercredi 14 octobre, devant une centaine de personnes.
La prise de commandement de la lieutenante Anaëlle Pi s’est déroulée, ce mercredi 14 octobre, devant une centaine de personnes.

«Lorsque j’ai eu le choix de mon affectation, j’ai volontairement pris le Pays-Haut. Je voulais un poste de commandement près des frontières pour la diversité des missions. Le fait que la ville de Lexy soit près de la Belgique et du Luxembourg me permettra de découvrir un nouvel environnement transfrontalier», explique Anaëlle Pi.

La jeune ingénieure en biologie et biotechnologie (de formation) a pris ses fonctions de commandante de la brigade de gendarmerie de Lexy, ce mercredi 14 octobre. «Je suis contente d’être entourée de femmes et d’hommes motivés et pleinement engagés dans leur mission.» Sept nouvelles recrues font partie de ses effectifs.

Anaëlle Pi est originaire de Toulouse. Son baccalauréat en poche, elle a intégré pour deux ans une classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques, la CPGE BCPST (Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre). Puis, elle a poursuivi son cursus, durant trois ans, à l’école polytechnique de l’université Côte d’Azur. En parallèle, elle s’est investie dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie : «J’ai très vite constaté que l’univers militaire correspondait à mes attentes sur le plan professionnel et personnel.»

La jeune femme a poursuivi son parcours à l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) de Melun. Une grande école militaire française qui forme les officiers de la gendarmerie : «J’ai envie de rejoindre l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Pour ceci, je dois déjà, comme le dit l’expression, faire mes armes dans un poste en commandement.»

Dans le bassin de Longwy, Anaëlle Pi a des missions claires. D’une part, la lutte contre les violences sur les mineurs, celles intrafamiliales et le trafic de stupéfiants. D’autre part, de maintenir et renforcer les relations de confiance avec la population, les élus et tous les partenaires : «Tout ceci se rajoute aux autres actions menées sur le terrain.»

Avec cette mutation, Anaëlle Pi s’est finalement rapprochée de son compagnon Matis. Ce dernier est pilote d’hélicoptère au sein du 1ᵉʳ régiment d’hélicoptères de combat, basé à Phalsbourg. Lors de la cérémonie de prise de commandement, les parents de la lieutenante reconnaissent de nombreuses qualités à leur fille, dont la persévérance, la détermination et la curiosité. Ils complètent fièrement : «Elle est très organisée.»

Anaëlle Pi remplace le lieutenant Sébastien Petitpas. Ce dernier est parti pour l’île de La Réunion, afin de rejoindre la communauté de brigades de Saint-Benoît.

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