Blocus lycéens: à Fameck, les élèves listent leurs griefs
A Fameckcomme partout en France, des lycéens ont manifesté pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils doivent travailler.
Jeudi, 9h30. Une centaine d’élèves restent encore devant le lycée Saint-Exupéry à Fameck pour «voir ce qu’il se passe». «Ils ont ‘‘flop’’ (raté, NDLR) le blocus», lance une lycéenne. «Ils voulaient bloquer mais la police était là avant eux.»
C’est le troisième jour que les élèves tentent de bloquer l’établissement, dans le sillage de l’appel national à la mobilisation. Au cœur des revendications : des journées de cours trop longues. «On est à l’école de 8h à 18h, explique un élève de 16 ans. C’est plus que la moyenne européenne.» Et un autre de poursuivre : «Y a les heures de colle aussi. Un prof m’a mis quatre heures pour l’utilisation du portable. J’ai raté mes heures de conduite.»
Certains pointent aussi les conditions dans les salles de classe. Une lycéenne raconte notamment des épisodes de forte chaleur où il leur est parfois interdit d’ouvrir la porte ou les fenêtres sauf «s’ils sont sages». D’autres sujets remontent également. «Les retards à cause des transports ne sont pas justifiés par l’établissement. Des fois on rentre à manger le midi et si le bus a des retards, ils disent que ce n’est pas accepté.»
La mobilisation a aussi son prix pour les élèves, particulièrement en terminale. «On a raté des matières de spé malheureusement. Pour l’instant on ne sait pas ce qu’il est prévu », poursuit un lycéen. «Je pense qu’ils vont les rattraper», ajoute une autre.
Mardi, au premier jour, le mouvement avait rassemblé environ 250 personnes. Chariots de course, cartons et poubelles avaient été disposés devant les grilles pour en bloquer l’accès. Plusieurs fumigènes avaient également été allumés. Le lendemain, ils étaient encore 150 devant l’établissement. Il y a environ 1200 élèves au lycée.
La mobilisation a également trouvé écho du côté des collèges. À Fameck, le collège Charles-de-Gaulle a vu s’empiler mardi dès 7h20 chariots, poubelles et barrières devant ses portes. Un épisode bref, tout était dégagé à 7h40.
Jeudi matin, un dispositif conséquent associant police nationale et gendarmerie a été déployé dès 7h devant les établissements scolaires.