À Metz, le coworking s’invite dans les cafés
S’installer, boire un café et papoter entre amis ou collègues n’est plus forcément la seule activité possible dans les commerces. Depuis plus de dix ans, le coworking ou télétravail a pris de plus en plus de place, au point que les cafés adaptent leur local dans ce sens.
Le son des touches de clavier ou des pages tournées résonne en bruit de fond. Les tasses ne sont plus les seules à s’inviter sur la table. Fiches, cours, ordinateurs… Les cafés ne sont plus uniquement des lieux de détente ou de pause entre amis ou en famille, mais tendent à devenir des espaces de travail temporaires.
«On a créé une salle de coworking car on trouvait qu’il n’y en avait pas beaucoup en ville alors qu’il y a de la demande», remarque Alizée Motte, présidente de l’association MultiPerspectives, créatrice du MP café librairie.
Une prise en compte dès le départ
Dès la prise de possession des lieux, le placement et le nombre de prises sont tout de suite au cœur des travaux et de l’aménagement.
«On en a ajouté quatre au moment de faire les petits travaux, par rapport au placement des tables», apprend Romain, gérant du café Crush en les indiquant du doigt.
Pour Sestra’s book, la librairie rue Saint-Gengoulf, les prises étaient déjà présentes et les deux sœurs, Ysé et Mahé Chevrin, ont pensé l’intérieur en fonction. «On a placé les tables au niveau des prises. Permettre aux gens de venir pour écrire ou travailler, réviser, était une volonté de notre part dans notre projet.»
Pour d’autres commerces, c’est un espace complet qui y est dédié. «On a créé une salle spéciale au fond du café pour favoriser la tranquillité. Il y a des prises classiques, des USB et des chargeurs à induction», détaille Gaetan Frenot, membre de l’association et salarié du commerce, entre deux tables. Le second point d’attention des professionnels est l’accès au wifi gratuitement.
«On a cherché un bon réseau wifi pour que chacun puisse se connecter en même temps. C’est un point qu’on ne peut pas négliger. Les gens qui viennent ont besoin d’avoir une bonne connexion.»
Matin, après-midi ou les deux
En étude ou dans la vie active, les profils de ceux qui se rendent dans ces lieux sont variés. «C’est difficile de décrire une personne type. Je pense que ceux qui viennent travailler ici veulent changer un peu d’environnement», remarque Romain Pagnotta, gérant de Crush en observant les clients présents.
Roxanne, en pleine session d’écriture chez Sestra’s book, casque sur les oreilles, le confirme. «Je travaille beaucoup de chez moi, alors venir ici me permet de sortir, de changer d’air et de me balader un peu. J’y viens une fois par mois depuis un an, parce que je m’y sens bien.»