La nation dans tous ses états
La rentrée politique n’a plus été aussi mouvementée depuis 2013. Dans la foulée du séisme politique majeur déclenché par la chute du perpétuel Premier ministre, Jean-Claude Juncker, s’était engagée une campagne électorale hors du commun. En coulisses se préparait ce que bon nombre d’électeurs (et membres) du CSV n’avaient jamais pensé possible : la formation d’une coalition tricolore (DP, LSAP, déi gréng), écartant le Parti chrétien-social du pouvoir.
Au plus tard depuis vendredi et la révélation d’«offres» que des intermédiaires «hautement placés» du CSV ont soumises tour à tour au DP et au LSAP pour former une nouvelle coalition gouvernementale, il est devenu évident que la frustration de 2013 – encore renforcée par la claque électorale de 2018 – n’est toujours pas évacuée au CSV.
David Marques