Pillage d’un magasin à Metz : le chef d’une entreprise luxembourgeoise condamné

Ce chef d’une entreprise de BTP au Luxembourg avait participé au pillage du magasin Sandro, à Metz. Il a été condamné à 6 mois de sursis et à 1 200 € d’amende.

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La boutique Sandro n’a pas encore évalué le montant de son préjudice.
La boutique Sandro n’a pas encore évalué le montant de son préjudice.

À la barre, un jeune homme de 25 ans est poursuivi pour avoir participé au pillage du magasin de luxe Sandro, rue des Clercs, en centre-ville de Metz, samedi soir, peu avant 20 h. Il fait partie des trois individus interpellés dans ce dossier. Il dirige une entreprise de BTP au Luxembourg et fait travailler six salariés. Samedi, il est venu manifester à Metz. La suite est plus évasive. «Je me suis retrouvé rue des Clercs, dans un groupe de personnes que je ne connaissais pas», explique-t-il. «Puis j’ai cassé la vitre avec un objet que l’on m’a mis dans la main.»

Un groupe d’individus a pénétré dans le magasin et en est ressorti les bras chargés de vêtements. Le prévenu a été aperçu sur les caméras de la ville en train de cacher le butin sous un véhicule stationné sur le parking en face de la cathédrale. C’est en courant qu’il a rejoint un bar de la place Saint-Louis où il a été interpellé dans les toilettes.

L’homme qui revendique un salaire de 2 400 euros par mois a expliqué projeter de revendre les vêtements volés sur internet «pour un complément de revenus». «C’est le dossier de l’opportunisme», a estimé le ministère public, requérant une peine de 8 mois de sursis simple et une amende de 1 200 euros. Mᵉ Gobert, pour la défense, a pointé du doigt «l’effet de groupe délétère» sur son client «bien sous tous rapports».

Le chef d’entreprise a été condamné à 6 mois de sursis et à verser une amende de 1 200 euros. Le second prévenu du dossier, un jeune homme de 19 ans, a été relaxé pour avoir fait partie du groupe, mais la dissimulation de son visage lui coûtera 70 heures de TIG.

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